De New York à Londres en passant par Hong Kong, Moscou, Shanghai, Tokyo, Paris et les autres capitales du monde, la crise financière est plus forte que jamais. La presse affirme que les marchés financiers sont proches de l'explosion et que les consommateurs du monde entier se serrent la ceinture. En parallel, les consommateurs de luxe ne sont pas nécessairement touchés par la crise, dans certains cas le désir pour les objets de luxe est intensifié avec la crise.
Nous aimerions avoir votre point de vue. Avez-vous réduit votre consommation de luxe en raison de la crise financière ?
"Non... car c'est encore un peu plus excitant. Il faut aussi faire abstraction de l'indécence de ce type de consommation, crise ou pas crise, le luxe est réservé à une infime part de consommateurs."
Rémy Levert, 22 Octobre 2008
"Personnellement, ma perception du luxe reste la même et ce malgré la crise financière. Pour moi c’est un monde à part, celui d’un rêve qui est hermétique à ces problèmes. La crise financière ne peut l’influencer, mais il semble qu’au contraire le secteur du luxe est une valeur sure pour de vrai consommateur de luxe."
Simon, 22 Octobre 2008
"Rémy, je ne suis pas d’accord avec vous. Le luxe a été rendu accessible par des marques comme Armani, Versace, Ralph Lauren, D&G, Dior, et Louis Vuitton etc qui vendent des sacs à $250 et qui semblent lancer un nouveau parfum toutes les cinq minutes. Le luxe n'est plus pour les "happy few", alors soyez sûrs qu'il sera affecté par la crise financière."
Chloé de Saint Pierre, 23 Octobre 2008
"Je pense que Rémy et Chloé ont tous les deux raison dans un certain sens. Les consommateurs de luxe ne seront pas affectés - à moins qu'ils ne réduisent leurs dépenses par "empathie" ce dont je doute - et cela ne rendrait pas les choses plus faciles pour ceux qui n'ont pas le moyen pour acheter les produits du luxe. Je crois aussi que pendant la crise, les gens ne réduisent leur budget " luxe" qu'en tout dernier recours. Estée Lauder avait l'habitude de dire que même dans une situation difficile une femme trouverait les moyens d'acheter un beau rouge à lèvres, mais nous pouvons toute de même sentir que les grandes marques du luxe deviennent nerveuses. Leurs consommateurs ont déjà commencé à restreindre leurs frais et à acheter des produits moins chers, ce qui contredirait l'hypothèse d'Estée Lauder. Si vous considérez tous les consommateurs de produits de "luxe" dans un sens très général, les moment difficiles seront plus grands, au moins pour les petits et moyens budgets, peut être moins pour les gros."
Wally, 23 Octobre 2008
"Je suis d’accord avec Rémy et moins avec Chloé. Désolée. Mais cela dépend de la manière dont on considère le luxe. Quelle sorte de luxe ? Les gens qui peuvent dépenser de l'argent dans le luxe "abordable" ont réduit leurs dépenses, mais pas ceux qui achètent du vrai luxe."
Caroline, 23 Octobre 2008
"Puisque ma vison du luxe est celle d'un "style de vie" et ma définition est "de toujours préférer la qualité et la tradition à la quantité et aux articles bon marché", la crise financière actuelle n'affecte en rien mon attitude envers le luxe. Au contraire, les produits de haute qualité et bien faits (autant les livres que les voyages) sont même un refuge plus sûr en ces temps affolés... Le luxe est aussi un état d'esprit qui ne change pas même quand les temps deviennent durs!! À ce propos, mon arrière-grand-mère (qui était de New Jersey) avait achetée son premier et dernier sac Chanel pendant la dépression de 1929 et elle n'était pas millionnaire, mais juste une dame de la classe moyenne. Elle m'a dit qu'il l'a aidée a s'en sortir pendant ces dures années !!"
Selina Neri, 23 Octobre 2008
"Selina, vous avez raison. Le luxe fait partie de notre culture, c'est une façon d'être avec ses valeurs qui ne peuvent être altérées par certains cadres financiers américains négligents ayant déclenché cette crise financière folle! J'ai acheté un sac Hermès la semaine dernière et je ne compte pas non plus annulé ma croisière pour mes vacances de Noël"
Kiki, 23 Octobre 2008
“L’impact de la crise financière est essentiellement visible dans les secteurs qui ont besoin d’investissement sur le marché financier. C’est une question de timing et d’opportunités comme nous pouvons voir dans la théorie de « black swan » par Nassim Taleb. Concernant l’industrie du luxe, il n’y aura pas plus d’impact car l’investissement dans ce cas est initié par les sentiments.’’
Rada Kodjabasheva, 24 octobre 2008
“Je suis d’accord avec Rémy et Chloé. Je crois que les produits de luxe crées pour la consommation de masse devraient souffrir durant la crise financièresuivant l'attitude des consommateurs cherchant à diminuer leurs dépenses. Cependant, les produits issus du vrai luxe ne devraient pas en souffrir. En effet, l’achat d’articles de luxe est probablement un répit pour le consommateur privilégié du luxe.’’
Roselynn, 24 octobre 2008
"Il est vrai qu'il est peut être un peu trop tôt pour clairement déterminer l'effet à la crise financière, surtout dans le secteur de luxe. Mais je crois personnellement que nous devrions rester optimistes et continuer à acheter pour le plaisir. Je suis d'accord Roselynn. Les marques de luxe qui proposent une qualité exquise et de la créativité continueront d'attirer les consommateurs et de les aider à apprécier la vie malgré ses temps difficiles. Il est possible que seul les meilleurs survivent à la crise financière!"
Taka, 24 Octobre 2008
"Je suis d'accord avec Roselynn. Le luxe réel ne sera pas autant affecté que le luxe abordable. Néanmoins, tout dépends du marché dont nous parlons.
Au regards de l'Amérique du Nord, je pense que les achats de luxe abordable diminueraient un petit peu. Cependant, selon certains marchés européens, le luxe abordable et réel ne sont pas un si grand problème puisque leurs valeurs et les convictions d'achat sont complètement différentes de ceux des marchés nord-américains."
Anne Barchour, 25 Octobre 2008
Je pense que le vrai luxe va de toute façon survivre en Europe car le client sait qu’il achète réellement quelque chose, pas seulement la marque et le marketing de masse. Son identité Européenne va apparaitre. Mais savons nous ce que la crise va devenir ? Tout cela est tellement nouveau.
Léa Gottesman, le 29octobre 2008
Oui il faudra miser sur plus de créativité pour faire la différence. L'année à venir ne sera pas des meilleures. A suivre de près...
Mike, le 29octobre 2008
Les opinions que j’ai lues ici sont justes. Les vrais articles de luxes comme les nôtres, qui ne sont pas fabriqués en série et qui sont disponibles en quantité limité, n’ont pas été extrêmement touchés par l’actuelle crise financière. Nous avons des clients très fidèles, et ils continuent à acheter leurs sacs à main Marcela Calvet favoris pas seulement parce qu’ils les aiment, mais aussi parce qu’ils les considèrent comme un investissement. Oui, la gamme de prix est élevée car les articles sont produit en éditions imitées et fait à la main avec les meilleurs peaux et cuirs exotiques, mais la valeur est sans aucun doute là ; et notre clientèle peut le comprendre. Depuis le début de la crise et en comparaison avec le même trimestre de l’année dernière, nos ventes ont augmentées, pas diminuées. Mais laissez-moi encore insister sur le fait que nous nous adressons à une partie des consommateurs pour qui l’argent n’est pas un problème.
Natalie Mont, Marcela Calvet, le 31 octobre 2008